Ces associations qui font vivre le campus de l’UPEC

Sportives, culturelles, scientifiques, professionnelles, environnementales,… pas moins d’une cinquantaine d’associations peuplent le campus de l’UPEC. Elles s’étaient données rendez-vous lors des journées Happy Upec pour faire le plein de nouveaux adhérents. Rencontre avec quelques unes.

Form’Action s’est donnée comme objectif d’animer le campus à l’occasion de soirées et d’animations. « J’ai décidé de m’engager en voyant des étudiants de première année en difficulté pour s’intégrer » , motive Pierre, étudiant en deuxième année de licence de Sciences de l’Education et Sciences sociales et adhérent de l’association depuis son entrée à l’UPEC, désormais président. J’avais envie de les aider, leur faire rencontrer des gens ou leur faire connaître les services qui leur sont offerts. On joue parfois aussi le rôle de médiateur avec les enseignants. On est très solidaires entre toutes les associations, il y a un réseau très vivant, qui permet de faire beaucoup de choses » ,  constate-t-il. « On veut aussi montrer que l’UPEC, ce n’est pas que le Campus Centre, ajoute Clément, trésorier de l’association. Projet de l’année : un festival pour le printemps prochain. Nous voulons réunir toute la communauté universitaire, pas seulement les étudiants mais aussi les enseignants, les chercheurs, le personnel administratif. » Pour financer, des ventes de gâteaux et des soirées sont déjà prévues tout au long de l’année. Mais en cette journée de rentrée associative, les deux jeunes recrutent pour le weekend d’intégration qui se tient à Amsterdam début novembre. Déjà 20 étudiants se sont pré-inscrits pour 60 places. « S’il le faut, nous augmenterons le nombre de places, l’objectif est de pouvoir passer des bons moments ensemble » , assure Clément, qui tient à ajouter que les organisateurs paient aussi leur place.

L’association Sciences et Technologies Bureau des Etudiants (STBDE), elle, veille sur les étudiants de la communauté scientifique de l’UPEC. « On propose par exemple des blouses, ou des trousses de dissection, à des prix préférentiels » , explique Helin Yilmaz, étudiante en L2 de maths et secrétaire de l’association après avoir été adhérente pendant deux ans. « On essaie de faire vivre notre communauté, avec plusieurs événements forts » , ajoute Naïla Chaouche, étudiante en L3 de biologie et présidente de l’association. Au programme pour commencer : un barbecue d’intégration qui aura lieu le vendredi 25 septembre. « S’il fait beau, on fera des jeux par équipes, en mélangeant les années pour que tout le monde se rencontre » , explique Naïla, qui prévoit également un barbecue de fin d’année, en mai 2016. « On organise aussi notre weekend à Amsterdam ! » indique Mehdi Abid, vice-président, qui précise qu’il aura lieu au printemps, pour ne pas concurrencer le weekend d’intégration de Form’Action. « On a aussi au moins deux grosses soirées, en novembre et en février, et parfois en mai, avant les partiels » , détaille Naïla. 50 adhérents sont déjà membres pour cette année. Mehdi espère en avoir 200.

L’AFEV (association fondation étudiante pour la ville), propose de l’accompagnement scolaire auprès des enfants et des jeunes. Elle recrute actuellement 120 bénévoles dans le Val-de-Marne, prêts à donner deux heures de leur temps par semaine. (Aucune date limite mais un seul site pour s’inscrire afev.org). « Je suis passée de 2 heures à 24 heures par semaine. J‘adore transmettre et j’aime les valeurs véhiculées » , témoigne Charlotte, étudiante en droit en 3e année à  l’UPEC, tout en reconnaissant qu’il est difficile de concilier les études et l’engagement associatif.

La plus jeune association de l’Happy Upec, c’ est l’EPIC, pour Echange, partage, inter-culturalité. Créée en mars 2015, elle veut créer un lien social entre la société civile et les réfugiés, « un sujet qui nous tient toutes à cœur » témoignent Juliette et Julianne, les fondatrices. L’UPEC a accueilli 25 réfugiés syriens en poursuite d’études qui bénéficient de la CADA (centre d’accueil de demandeurs d’asile) assurant l’hébergement et le suivi social. Sous forme de tutorat, ils apprennent le Français avec des bénévoles. « Nous essayons de sensibiliser sur la question de l’asile et de déconstruire les préjugés. Nous nous apportons réciproquement. Certains étaient dans l’ingénierie, d’autres dans l’informatique ou encore la politique » , expliquent les fondatrices qui se sont rencontrées en master de droit et action humanitaire. Symbole de l’association : un oiseau en origami parce qu’il est synonyme de « liberté sans frontière, de migration et de paix. » Emmanuelle, adhérente active de l’association défend l’agir sur local, « L’humanitaire à l’international est important aussi mais il y a tellement de choses sont à faire ici, en bas de la rue, à l’université même. »

Des jardins partagés dans une université bétonnée ? L’association Amis-Terre tente le pari. « Nous avons négocié une surface de 200 m² et allons y installer une centaine de bacs pour y faire pousser nos légumes » , présente Nelly, étudiante en administration internationale de projets territoriaux. Oignons, haricots et thym pousseront bientôt au pied du parking. Objectif? « Fédérer la communauté universitaire en créant un sentiment d’appartenance. Il n’y a pas besoin d’être expert pour s’y mettre » . Voilà qui est aussi l’avis de leur professeur Jean-Charles Sida, « les étudiants doivent se réapproprier leur université, il a même été question d’installer des bacs à fleurs dans la cour. »

Source : 94Citoyens

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